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Médicaments et voyages à l’étranger : Prévoir son traitement à l’avance.

En complément du respect des règles de bonne conservation des médicaments lors des transports (température adaptée afin de préserver leur tabilité et efficacité) et de la réglementation lors de déplacements à l’étranger (comme par exemple présenter les ordonnances aux douanes, voire es autorisations spéciales), il est recommandé, pour éviter toute confusion, de prévoir son traitement pour la durée du voyage.

En effet, malgré la même dénomination ou un nom proche, un médicament vendu à l’étranger peut contenir des substances actives différentes du médicament vendu en France, ou contenir la même substance active mais à une concentration différente ou avec un dispositif d’administration différent pouvant entraîner des sur- ou sous-dosages.

L’ANSM a été destinataire des 2 signalements ci-dessous :

Un surdosage avec l’anxiolytique prazépam (Lysanxia® solution buvable en gouttes) consécutif à la prise d’un médicament de même nom, contenant la même substance active à la même concentration, délivré en Belgique avec une prescription française. Le dispositif d’administration, différent entre le médicament français et le médicament belge, a conduit à administrer le double du nombre de gouttes de la dose.

Un accident vasculaire cérébral survenant après 10 jours de traitement avec un médicament acheté en Espagne chez un touriste français qui avait oublié d’emporter son traitement anticoagulant. L’officine espagnole avait délivré un médicament avec des propriétés vasodilatatrices et non anticoagulantes, après des recherches ayant permis d’identifier en Argentine une spécialité avec un nom similaire au médicament français mais contenant une substance active différente.

Aussi, il peut être conseillé aux patients de :

  • pour une maladie chronique, prévoir d’emporter une quantité de médicaments suffisante pour couvrir à minima la durée du voyage,
  • emporter toujours les médicaments dans leur boite avec la notice,
  • toujours se munir de l’ordonnance correspondante,
  • préférer une ordonnance rédigée en DCI (dénomination commune internationale) afin de pouvoir la présenter à l’étranger en cas de besoin.

D’une manière générale, et pour éviter tout risque d’erreur, il est préférable de ne pas acheter de médicaments à l’étranger sans avis médical.

Lire aussi :

Brochure « Voyager avec des médicaments »