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Méfloquine (Lariam®) : actualisation du profil de tolérance.

Le risque de troubles neuropsychiatriques est un risque connu avec la méfloquine. L’information concernant ce risque a été renforcée dans le RCP par le biais d’un encadré en rubrique « Mises en garde spéciales et précautions d’emploi ». Nous vous rappelons que :

  • La méfloquine peut entraîner des troubles neuropsychiatriques potentiellement graves, tels qu’une anxiété, une paranoïa, une dépression, des hallucinations ou une psychose. Des symptômes psychiatriques tels que des cauchemars, une anxiété aiguë, une dépression, une agitation ou une confusion mentale, doivent être considérés comme des prodromes d’effets indésirables plus graves. Des cas de suicide, d’idées suicidaires et de comportement de mise en danger de soi-même comme une tentative de suicide ont été rapportés.
  • L’utilisation de la méfloquine en traitement prophylactique du paludisme est contre-indiquée chez des patients présentant ou ayant présenté tout trouble neuropsychiatrique ou un antécédent de convulsions.
  • Les patients sous traitement prophylactique avec la méfloquine doivent être informés qu’en cas de survenue de tout trouble neuropsychiatrique, ils doivent immédiatement arrêter le traitement et consulter d’urgence un médecin afin de remplacer la méfloquine par un traitement prophylactique alternatif du paludisme.
  • En raison de la longue demi-vie d’élimination de la méfloquine de 3 semaines en moyenne, des effets indésirables peuvent survenir et persister jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt du traitement ; des cas d’amnésie pouvant parfois durer plus de 3 mois ont été notamment rapportés.

Nous vous informons à ce titre qu’une brochure destinée aux professionnels de santé ainsi qu’une carte de surveillance patient ont été mises en place afin de minimiser le risque de ces effets indésirables neuropsychiatriques.

Parmi les éléments nouveaux concernant le profil de sécurité de la méfloquine, il est à souligner la survenue de réactions d’hypersensibilité allant de manifestations cutanées modérées à des réactions anaphylactiques. Des cas de pneumopathie potentiellement d’origine allergique ont aussi été rapportés. Les patients développant des signes de dyspnée, une toux sèche, généralement associée à une fièvre et potentiellement des céphalées, pendant le traitement avec la méfloquine doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement un médecin.
De plus, les effets indésirables suivants ont aussi été nouvellement identifiés comme potentiellement liés à la méfloquine : agranulocytose, anémie aplasique et troubles hépatiques pouvant être graves (hépatite, insuffisance hépatique, ictère).
En outre, l’information du RCP portant sur les risques de troubles du rythme ou de palpitations, de troubles convulsifs, de neuropathies et de troubles visuels, a été renforcée dans les messages de mises en garde et de précautions d’emploi.