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Mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote (MEOPA) : Antasol®, Entonox®, Kalinox®, Oxynox® – Rappel sur le bon usage et la sécurité.

Le MEOPA est un médicament soumis à prescription médicale. En ville, il est réservé à l’usage professionnel. Son administration doit être mentionnée dans le dossier médical du patient.

• Avant toute utilisation, l’étiquette doit être lue avec attention pour s’assurer de la nature du gaz. Des cas d’erreurs médicamenteuses ont été  en effet rapportés. Ces erreurs sont principalement des confusions entre des bouteilles de MEOPA et des bouteilles d’autres gaz  à usage médical, notamment d’oxygène.

• La durée d’inhalation du MEOPA est liée à la durée de l’acte concerné et ne doit généralement pas dépasser 60 minutes en continu par jour.

• En cas d’administration répétée et/ou prolongée, des myéloneuropathies et des anémies mégaloblastiques avec leucopénies ont été rapportées, en raison de l’inhibition de la méthionine synthétase intervenant dans la synthèse de la vitamine B12. Une administration répétée et/ou prolongée peut également entraîner la survenue d’abus ou de dépendance. Les effets indésirables liés à l’utilisation de MEOPA doivent être notifiés au réseau de pharmacovigilance et les cas d’abus ou de pharmacodépendance au réseau d’addictovigilance.

• Les locaux dans lesquels MEOPA est fréquemment utilisé doivent impérativement disposer d’un système de récupération des gaz ou d’un système de ventilation satisfaisant pour maintenir la concentration de protoxyde d’azote dans l’air ambiant à un niveau minimum et en dessous des limites d’exposition professionnelles recommandées.  Les gaz médicinaux sont des produits de santé qui peuvent être dangereux lorsqu’ils sont mal utilisés : risque d’incendie, de brûlures. Un réglage inadéquat du débit ou l’utilisation d’un autre gaz peut entraîner une asphyxie. En cas de stockage inapproprié à une température inférieure à 0°C, les deux gaz contenus dans les spécialités composées de MEOPA peuvent se dissocier, exposant le patient au risque de surdosage en protoxyde  d’azote et d’hypoxie.

Pour en savoir plus

Voir la pièce jointe : Lettre aux professionnels de santé