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Mycophénolate mofétil (Cellcept®) et Mycophénolate sodique (Myfortic®) : risques d’hypogammaglobulinémie et de bronchectasie.

Hypogammaglobulinémie

Des cas d’hypogammaglobulinémie associés à des infections récurrentes ont été rapportés chez des patients traités par le mycophénolate mofétil ou le mycophénolate sodique en association avec d’autres immunosuppresseurs.

Chez les patients présentant des infections récurrentes, un dosage des immunoglobulines (Ig) sériques doit être effectué.

En cas d’hypogammaglobulinémie cliniquement significative et prolongée, une prise en charge appropriée doit être considérée. Dans certains des cas d’hypogammaglobulinémie rapportés, le remplacement du mycophénolate mofétil ou du mycophénolate sodique par un autre immunosuppresseur a conduit à une normalisation du taux sérique d’IgG.

Bronchectasie

Des cas de bronchectasie ont été rapportés chez des patients traités par le mycophénolate mofétil ou le mycophénolate sodique, en association avec d’autres immunosuppresseurs.

Chez les patients présentant des symptômes pulmonaires persistants, tels que toux et dyspnée, des investigations complémentaires doivent être rapidement menées.

Dans certains cas pour lesquels le diagnostic de bronchectasie a été confirmé, le remplacement du mycophénolate mofétil ou du mycophénolate sodique par un autre immunosuppresseur a permis une amélioration des symptômes respiratoires.

 

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Le mycophénolate mofétil est une prodrogue qui est complétement transformée en sa forme pharmacologique active, l’acide mycophénolique. Le mycophénolate sodique est un sel de sodium de l’acide mycophénolique. L’acide mycophénolique est caractérisée par des effets cytostatiques puissants sur les lymphocytes B et T. Une revue de cas rapportés et des études publiées a montré que le mycophénolate mofétil ou le mycophénolate sodique administré en association avec d’autres immunosuppresseurs peut provoquer une hypogammaglobulinémie et une bronchectasie.

Plus particulièrement, les patients traités par mycophénolate mofétil, qui ont développé une bronchectasie, présentaient généralement une toux productive persistante et, dans certains cas, des infections récurrentes des voies respiratoires supérieures. Le diagnostic a été confirmé par tomodensitométrie haute résolution du thorax. Les symptômes respiratoires sont apparus quelques mois à plusieurs années après le début du traitement. Compte tenu de cette période de latence relativement longue, il n’a pas été possible d’estimer avec fiabilité l’incidence des bronchectasies, à partir d’essais cliniques conduits sur une courte durée. Le risque de bronchectasie pourrait être lié à l’hypogammaglobulinémie ou à un effet direct de l’acide mycophénolique sur le poumon.

Outre les cas de bronchectasie, des notifications isolées de pneumopathie interstitielle ont été rapportées avec le mycophénolate mofétil ou le mycophénolate sodique. Certains cas d’évolution fatale, ont été rapportés avec le mycophénolate mofétil. En conséquence, chez les patients présentant des symptômes pulmonaires persistants, il est recommandé aux médecins de considérer la possibilité de survenue de ces affections dans le cadre du diagnostic différentiel.

L’hypogammaglobulinémie peut cliniquement se présenter sous forme d’infections récurrents. étant donné que les taux sérique d’immunoglobulines n’ont pas été systématiquement mesurés au cours des essais cliniques, l’incidence de l’hypogammaglobulinémie n’est pas connue.